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PME : le rapporteur général du budget donne raison à Ségolène Royal

Le rapporteur général du budget Gilles Carrez (UMP), vient de reconnaître, dans un rapport parlementaire publié aujourd’hui, ce que Ségolène Royal ne cesse de dénoncer, à savoir que les grandes entreprises sont beaucoup moins imposées que les PME.

Ainsi la pression fiscale qui s’exerce sur les PME est en moyenne supérieure de 21 points à celle des grandes entreprises. Ce rapport souligne également que « le niveau d’imposition de beaucoup des entreprises du CAC 40 est anormalement faible ». Grâce au dispositif du bénéfice mondial consolidé, certaines entreprises comme TOTAL ne payent aucun impôt sur les sociétés.

Avec ce rapport, la droite découvre en fait une réalité qui est connue et que nous dénonçons depuis longtemps. Les PME qui sont à l’origine de la création de 80% des emplois ne sont pas soutenues comme il le faut par l’Etat tandis que les grands groupes ont de puissants relais auprès du pouvoir. Ainsi, de la même façon que Nicolas Sarkozy a favorisé les plus nantis avec le bouclier fiscal et la baisse de l’ISF, les grands groupes tirent avantage de tous les dispositifs « d’optimisation fiscale » à leur disposition tandis que les PME sont livrées à elles-mêmes.

Le temps n’est plus aux constats et aux rapports mais aux solutions. La Présidence équitable que propose Ségolène Royal a fait du soutien au tissu économique des PME une priorité absolue. L’équité, c’est que les grands groupes payent au moins autant d’impôt que les PME, et que ces dernières soient réellement soutenues par l’Etat.

C’est pourquoi Ségolène Royal s’est engagée à réunir un Grenelle des PME dès les début de la législature pour adopter un vrai small business act à la française stabilisant l’ensemble des règles fiscales et sociales pour les PME pour la durée du quinquennat. La création d’une banque publique d’investissement sera également une solution nouvelle pour permettre aux PME d’accéder au crédit bancaire.

Le rapport de Gilles Carrez confirme que Ségolène Royal avait vu juste lorsqu’elle a présenté le 15 juin dernier devant les chefs-d’entreprise les 7 solutions et les 7 engagements qu’elle demande au PME.

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres

L’histoire édifiante de la prime à 1000 euros

L’annonce d’une prime à 1000 euros, présentée comme une nouveauté, est en fait l’aboutissement d’un long renoncement. Qu’on en juge avec ce rappel des différentes étapes que je vous livre, car ceux qui ne vivent que des effets d’annonce, parient sur le fait que le peuple perd la mémoire des paroles données.

D’où le devoir de rappel surtout à l’approche des bilans.

 

Décembre 2006
A Bogny sur Meuse (Ardennes), le candidat lance son « travailler plus pour gagner plus », promet qu’il sera « le président du pouvoir d’achat » et assure « je ne vous trahirai pas »

Février 2008

La loi sur le pouvoir d’achat prévoit le versement d’une prime de 1.000 euros maximum dans les entreprises de moins de 50 salariés n’ayant pas de dispositif de participation.
Bilan : 90.000 entreprises sur 3 millions de PME de moins de 50 salariés…

Février 2009

Sarkozy promet un partage de la valeur ajoutée en 3 tiers (dividendes actionnaires, investissement, salariés).
Une étude de l’INSEE publiée le même mois dans Les Echos rapporte que « l’excédent brut d’exploitation » des entreprises est réparti en 52% pour les investissements, 42% pour les actionnaires et 5,5% pour les salariés.

Mai 2009

Rapport de Jean-Philippe Cotis, directeur de l’INSEE, au Président de la République sur « le partage de la valeur ajoutée ».
Il estime que la part des salaires dans la valeur ajoutée est stable depuis 20 ans (la baisse «n’atteindrait que 2 à 3 points de valeur ajoutée », ce qui fait quand même 50 à 60 milliards de perte pour les salaires !)
Problème : il y a 3 définitions de la « valeur ajoutée » (nette, brute ou « au coût des facteurs de production » qui en déduit les impositions afférentes) et Cotis choisit le chiffre le moins gênant (en prenant la valeur ajoutée brute, la perte pour les salaires monte à 80-90 milliards ).

Début 2010

Sarkozy somme les partenaires sociaux de trouver dans les 3 mois un accord sur le partage de la valeur ajoutée, faute de quoi le gouvernement demandera au Parlement de légiférer : aucune suite.

Avril 2011

Le 7 avril, Sarkozy lance son idée de prime à 1.000 euros : cacophonie généralisée dans les rangs du gouvernement.

Le 19 avril, dans l’usine de La Fonte ardennaise à Vrigne-aux-Bois, il donne une version édulcorée de son annonce : il n’évoque plus les 1.000 euros, parle désormais « d’augmentation » et plus de « versement » des dividendes.
C’est un recul que n’arrivent pas à masquer les mises en scène (« je ne cèderai pas »).
Le 20 avril, arbitrage élyséen : une prime « obligatoire et pérenne » dont le montant n’est pas fixé, ouvrant droit à une exonération de charges dans la limite d’un plafond non précisé, « lorsque le montant des dividendes est en augmentation ».

Un projet  de loi est  annoncé pour avant la fin juillet en vue d’un versement dès 2010.

 

Les 4 vérités de ce matin :

 

 



Ségolène Royal défend et explique le projet du PS en proposant une méthode pour le réaliser

Lors d’un débat sur la fiscalité, le 20 Avril, à Paris, Ségolène Royal a d’abord expliqué le double choix du parti socialiste : Alléger l’impôt sur le travail pour le transférer sur la rente. Fusionner la CSG et l’impôt sur le revenu avec un prélèvement à la source. Le parti socialiste veut une … Lire la suite