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février 2012

Ségolène Royal était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC


Bourdin 2012 : Ségolène Royal by BFMTV

Script de l’émission

Jean-Jacques BOURDIN

Ségolène ROYAL est notre invitée ce matin. Bonjour.

Ségolène ROYAL

Bonjour.

Jean-Jacques BOURDIN

Parlons d’école. Ça vous tient à cœur Ségolène ROYAL, l’école.

Ségolène ROYAL

Oui.

Jean-Jacques BOURDIN

Alors regardons les propositions de Nicolas SARKOZY. Première proposition concernant le secondaire, les collèges et lycées : les enseignants sont invités, s’ils le souhaitent, à travailler vingt-six heures dans l’établissement au lieu de dix-huit heures et en contrepartie, ils toucheront cinq cents euros de plus par mois. Bonne nouvelle pour eux ou pas ?

Ségolène ROYAL

D’abord que l’éducation revienne au cœur de la campagne présidentielle, c’est une bonne chose. L’éducation, c’est le cœur battant de la république, c’est l’essentiel des préoccupations des Français pour leurs enfants et c’est l’avenir de la nation qui se joue dans la qualité éducative. Donc moi je ne me plains pas que le président sortant fasse des propositions. Alors que valent-elles ces propositions ?

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, que valent-elles ?

Ségolène ROYAL

Que valent-elles ? Première chose toute simple : c’est de dire que ce qu’il dit existe déjà. Pourquoi ? Parce qu’il a supprimé cent mille emplois d’enseignants et de personnels non-enseignants dans l’éducation nationale, donc que ce se passe-t-il concrètement dans les établissements scolaires ? Les enseignants font des heures supplémentaires déjà pour remplacer leurs collègues qui sont insuffisants puisqu’ils ont disparu avec le non-remplacement d’un enseignant sur deux qui part à la retraite. Donc ces heures supplémentaires sont déjà faites par 25 % des enseignants dans le système scolaire, donc ce que dit monsieur SARKOZY au fond c’est un constat, c’est-à-dire qu’il vient de se rendre compte que la saignée humaine qu’il a réalisée dans le système scolaire fait qu’aujourd’hui le système scolaire ne peut plus correctement fonctionner, alors il avance une mesurette – une mesurette qui ne résout pas…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais cinq cents euros par mois – je comprends ce que vous voulez dire mais Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui était sur RMC avec moi tout à l’heure nous a dit : « Les heures supplémentaires seront maintenues et toujours payées. »

Ségolène ROYAL

Mais alors, attendez. Quand même, attendez. Les enseignants font dix-huit heures, il y a le temps de travail, de préparation des cours, de correction, de contact aves les parents d’élèves, d’entretien avec les élèves. Ils font déjà beaucoup plus de dix-huit heures de travail effectif. Ajoutez à cela les heures supplémentaires dont je viens de parler, que 25 % des enseignants font et feront de plus en plus avec la suppression des postes qui continue, mais bien sûr nous mettrons fin à ces suppressions de postes et nous rétablirons dès la rentrée prochaine les dix-sept mille postes qui viennent d’être supprimés. La rentrée prochaine se fera à moyens constants déjà pour donner une bouffée d’oxygène…

Jean-Jacques BOURDIN

C’est-à-dire que la rentrée 2012, si François HOLLANDE est élu, la rentrée 2012 ressemblera à la rentrée 2011.

Ségolène ROYAL

Voilà.

Jean-Jacques BOURDIN

Pas moins d’enseignants.

Ségolène ROYAL

Voilà, elle ne se dégradera pas par la…

Jean-Jacques BOURDIN

Pas moins de personnel éducatif.

Ségolène ROYAL

Ce qui est déjà très serré comme condition de travail mais là, je rappelle : le gouvernement actuel a prévu de supprimer encore dix-sept mille postes à la rentrée prochaine, donc ce que nous ferons c’est une rentrée déjà à moyens constants.

Jean-Jacques BOURDIN

Mais enfin, proposer à un enseignant de gagner cinq cents euros de plus par mois, ça doit le séduire quand même, non ?

Ségolène ROYAL

S’il y en a qui sont volontaires pour le faire, pourquoi pas ? Mais ce que je dis là, c’est que d’une part beaucoup déjà travaillent plus et ensuite ce qu’il faut, c’est revaloriser le métier d’enseignant. Voyez, un professeur agrégé – j’ai là les grilles de salaire – un professeur agrégé, c’est bac + 5, bac + 6, bac + 7, gagne lorsqu’il commence 1 890 euros nets et après vingt ans de carrière, 3 000 euros nets.

Jean-Jacques BOURDIN

Oui.

Ségolène ROYAL

Donc c’est cette revalorisation-là aussi qu’il faut accomplir dans le système scolaire. Il faut remettre le métier d’enseignant au cœur de la hiérarchie de valeur des métiers. Pourquoi ? Parce qu’il y a aujourd’hui une crise des vocations. Savez-vous monsieur BOURDIN qu’alors qu’il y a beaucoup de chômage chez les jeunes, savez-vous que nous n’avons plus de jeunes candidats pour être enseignant dans notre école ?

Jean-Jacques BOURDIN

Notamment en mathématiques.

Ségolène ROYAL

Et notamment dans les matières scientifiques. Mais c’est extrêmement grave ! Ça veut dire que ce métier majeur pour l’avenir de la république française n’attire plus les meilleurs et n’attire plus les jeunes générations.

Jean-Jacques BOURDIN

Ségolène ROYAL, en ce qui concerne le primaire, encore une fois Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui était avec nous sur RMC tout à l’heure, nous a précisé que les enseignants du primaire seraient remplacés : ceux qui partent à la retraite seront remplacés.

Ségolène ROYAL

Alors c’est nouveau !

Jean-Jacques BOURDIN

C’est nouveau. Nicolas SARKOZY n’a rien dit hier pendant son discours, mais c’était dans le texte. Il ne l’a pas prononcé à la tribune à Montpellier mais c’est confirmé : ils seront bien remplacés.

Ségolène ROYAL

Bon. Je crois qu’il y a un peu d’improvisation et de pagaille dans les propositions de la droite actuellement. Mais enfin si un porte-parole de l’UMP nous annonce que désormais la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est caduque…

Jean-Jacques BOURDIN

Elle est caduque dans le primaire.

Ségolène ROYAL

Dans le primaire. Voilà une grande nouvelle ! J’espère qu’elle s’appliquera aussi dans le secondaire et dans l’enseignement supérieur. Non, c’est que le primaire.

Jean-Jacques BOURDIN

Pas dans le secondaire, simplement le primaire.

Ségolène ROYAL

Elle n’a pas dit d’ailleurs un mot de l’école primaire. Le primaire, c’est la base du système scolaire. Pourquoi ? Parce que les enfants, 40 % des enfants qui sortent aujourd’hui de l’école primaire ont des difficultés pour lire et pour écrire et pour compter, c’est-à-dire arrivent au collège avec un certain retard scolaire. Donc en effet, et c’est d’ailleurs une des priorités du programme de François HOLLANDE, l’essentiel des moyens supplémentaires seront concentrés sur l’école primaire, également sur l’école maternelle puisque là aussi…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais vous devez être contente de cette décision de Nicolas SARKOZY. Satisfaite.

Ségolène ROYAL

Si elle est exacte, bien sûr.

Jean-Jacques BOURDIN

Elle est exacte, c’est sa porte-parole qui le dit.

Ségolène ROYAL

Si elle exacte, bien évidemment l’école primaire va s’en réjouir parce qu’il y a des milliers de suppressions de classes, une augmentation du nombre d’élèves par classe, il y a des écoles – des CP qui sont des échelons essentiels puisqu’on apprend à lire, à écrire, à compter – des CP et des cours élémentaires où il y a plus de trente élèves par classe. Comment voulez-vous apprendre correctement à lire à un élève, à s’épanouir, à comprendre, à dialoguer à plus de trente élèves par classe. Ce n’est pas possible. Donc l’objectif pour lutter contre l’échec scolaire, c’est de diminuer le nombre d’élèves par classe – première priorité – de renforcer la formation des enseignants – deuxième priorité – et troisièmement, d’améliorer les relations entre les failles et l’école. Voilà les trois chantiers majeurs pour que l’école primaire fonctionne mieux.

Jean-Jacques BOURDIN

Bien, Ségolène ROYAL on va parler d’autres choses après avoir parlé de l’école. On va parler de la proposition de François HOLLANDE sur les impôts, on va parler de l’essence, on va parler d’autres sujets. Ségolène ROYAL est notre invitée ce matin.

Jean-Jacques BOURDIN

Ségolène ROYAL, notre invitée. Quelques mots sur l’Europe, Ségolène ROYAL, l’Irlande a choisi d’organiser un référendum sur le fameux pacte budgétaire instaurant une discipline budgétaire en Europe, est-ce que la France devrait faire la même chose ?

Ségolène ROYAL

Moi, je suis favorable aux consultations populaires, vous le savez, et sur des enjeux de cette importance, je crois que ça serait une bonne chose, pourquoi…

Jean-Jacques BOURDIN

Vous êtes favorable à un référendum ? Alors, attendez…

Ségolène ROYAL

Parce que…

Jean-Jacques BOURDIN

Vous êtes favorable à un référendum, là, par exemple, sur ce pacte budgétaire ?

Ségolène ROYAL

Ah, je suis favorable, oui, à un référendum qui reposerait clairement aux Français le sens…

Jean-Jacques BOURDIN

Quelle question ?

Ségolène ROYAL

Le sens de l’Europe, le contenu du traité européen…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, vous pensez qu’on pourrait poser la question aux Français…

Ségolène ROYAL

Alors, ce n’est peut-être pas une question oui ou non…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, non, mais…

Ségolène ROYAL

Mais les Français ont été trop écartés des enjeux et des débats sur le contenu et l’avenir de l’Europe…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais là, je suis clair, sur le pacte budgétaire, référendum oui ou non, vous proposeriez un référendum, vous proposez un référendum oui ou non ?

Ségolène ROYAL

Je propose une consultation populaire, qui peut se terminer par un référendum, pourquoi, parce que ça oblige les dirigeants à s’expliquer. Le peuple a été trop écarté des décisions européennes, donc il y a une sorte de rejet de l’Europe aujourd’hui, les gens ne comprennent pas pourquoi l’Europe, par exemple, met la Grèce à genoux, les gens ne comprennent pas pourquoi les instances européennes demandent toujours plus de sacrifices aux mêmes, et que par exemple, sur la Grèce, jamais ils n’ont exigé ni la lutte contre la fraude fiscale des grandes fortunes, ni la réduction des inégalités sociales. Donc un référendum populaire obligerait les dirigeants à s’expliquer sur le sens et sur le contenu de l’Europe.

Jean-Jacques BOURDIN

Des économies qu’on va demander au peuple.

Ségolène ROYAL

A qui, justement…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui…

Ségolène ROYAL

Qui va payer, quel type d’économies…

Jean-Jacques BOURDIN

Qui va payer, mais vous n’êtes pas du tout d’accord avec François HOLLANDE, là, sur le sujet.

Ségolène ROYAL

Pourquoi ?

Jean-Jacques BOURDIN

Eh bien, parce que lui…

Ségolène ROYAL

Il n’a jamais dit qu’il ne consulterait pas…

Jean-Jacques BOURDIN

Si, si, si, si, on ne va pas faire un référendum pour un traité qui ne marque pas une vraie rupture, comme pouvait l’être le traité de Maastricht, je ne veux pas de référendum, je veux simplement renégocier ce traité. Voilà ce qu’il dit…

Ségolène ROYAL

Oui, il ne veut pas un référendum sur celui qui est mis actuellement sur la table…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, mais je vous posais la question, moi, sur ce référendum-là…

Ségolène ROYAL

Mais une fois que le traité sera renégocié, pour y intégrer un certain nombre de dimensions qui n’y sont pas, comme la question de la relance économique, comme la question de la réduction des inégalités, comme le niveau de protection sociale, que nous voulons en Europe, comme quelle façon avons-nous de nous protéger aux frontières…

Jean-Jacques BOURDIN

Remarquez, vous avez le droit de ne pas être d’accord avec François HOLLANDE, vous avez le droit !

Ségolène ROYAL

Absolument, j’ai le droit de ne pas être d’accord, bien sûr…

Jean-Jacques BOURDIN

Ça vous arrive de ne pas être d’accord avec lui d’ailleurs, politiquement, je parle ?

Ségolène ROYAL

Oui, peut-être sur la vision…

Jean-Jacques BOURDIN

Sur quoi ?

Ségolène ROYAL

Sur la vision et sur la question démocratique, et je pense que…

Jean-Jacques BOURDIN

Qu’est-ce qui vous sépare de lui politiquement ?

Ségolène ROYAL

Non, ce n’est pas l’enjeu de savoir ce qui me sépare de lui politiquement…

Jean-Jacques BOURDIN

Non, non, mais, si, mais si, c’est l’enjeu parce que vous avez été candidate en 2007…

Ségolène ROYAL

Oui, bien sûr…

Jean-Jacques BOURDIN

Et lui, il est candidat en 2012. Donc ?

Ségolène ROYAL

Aujourd’hui, rien ne me sépare, puisque nous formons un pacte…

Jean-Jacques BOURDIN

Rien ?

Ségolène ROYAL

Un pacte socialiste, un pacte solidaire, solidaire et rassemblé…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, d’accord, oui, non, mais là, sur le référendum, vous avez quelques petites différences, un regard un peu différent, non ?

Ségolène ROYAL

Mais non, ce n’est pas contradictoire, parce qu’une fois que le référendum est renégocié, pourquoi les Français ne seraient pas consultés, même si l’on sait quel usage les Français font du référendum, en général, les dirigeants maintenant sont très méfiants sur l’usage des référendums. Eh bien, moi, je pense que sur certains grands sujets…

Jean-Jacques BOURDIN

Il faut…

Ségolène ROYAL

Oui, il faut avoir le courage de consulter le peuple français…

Jean-Jacques BOURDIN

Sur l’Europe, donc oui…

Ségolène ROYAL

Parce que ça oblige les dirigeants…

Jean-Jacques BOURDIN

Sur l’Europe, oui ?

Ségolène ROYAL

Ah, c’est un enjeu majeur, l’Europe.

Jean-Jacques BOURDIN

Vous dites oui sur l’Europe ?

Ségolène ROYAL

Je dis oui sur l’Europe, à condition d’y intégrer la façon dont nous allons protéger l’Europe aux frontières pour lutter contre les abus des importations provenant des pays à bas salaires ou des pays qui ne respectent pas les normes environnementales, ça, c’est un sujet majeur pour la création d’activités et d’emplois en France.

Jean-Jacques BOURDIN

Bien. L’essence tiens ! Si nous parlions de l’essence, des carburants, l’idée de François HOLLANDE est de bloquer les prix pendant trois mois, est-ce que vous trouvez que c’est une bonne idée, franchement ?

Ségolène ROYAL

Oui, c’est une bonne idée, d’ailleurs, même face à vous, je crois déjà l’avoir évoqué il y a plusieurs mois, vous vous souvenez…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, oui, tout à fait, oui, oui, je me souviens très bien.

Ségolène ROYAL

Et oui, à un moment, il faut prendre des décisions, on ne peut pas laisser déraper comme ça les prix de l’essence, donc il y a deux choses, il y a bloquer les prix de l’essence, et bloquer le niveau des marges en matière fiscale, c’est-à-dire, comme je l’ai expliqué d’ailleurs déjà une fois à votre émission, lorsque le brut augmente, il n’est pas normal, puisque la TVA est en pourcentage, que les rentrées fiscales augmentent, et il n’est pas normal que les marges des distributeurs, des raffineurs augmentent aussi, proportionnellement à l’augmentation du prix du brut. Tout le monde s’en met dans la poche au passage, sauf le consommateur qui, en bout de chaîne, doit payer toujours plus son outil de travail, n’oublions pas que prendre…

Jean-Jacques BOURDIN

C’est la TIPP flottante, quoi, si j’ai bien compris, non ?

Ségolène ROYAL

Ce n’est pas seulement la TIPP…

Jean-Jacques BOURDIN

Pas seulement…

Ségolène ROYAL

Pas seulement la TIPP…

Jean-Jacques BOURDIN

Parce que ça a coûté très cher la dernière fois, la TIPP flottante…

Ségolène ROYAL

Oui, la TIPP a changé, a été réformée depuis, puisque c’est une valeur absolue, donc c’est plutôt l’ajustement du rendement fiscal et le contrôle des marges aussi sur chaque étape de production de l’essence, de l’extraction jusqu’à la distribution.

Jean-Jacques BOURDIN

Bien, imposition, imposition, parlons des impôts, tiens, 75%, tranche, je dis bien tranche…

Ségolène ROYAL

Tranche…

Jean-Jacques BOURDIN

C’est important. Quand on gagne au-delà d’un million d’euros, on est taxé à 75% sur ce qu’on gagne…

Ségolène ROYAL

Au-dessus…

Jean-Jacques BOURDIN

Au-dessus, c’est-à-dire que si je gagne un million…

Ségolène ROYAL

Il en reste 25…

Jean-Jacques BOURDIN

Je suis salarié, je gagne 1.200.000 euros, je vais payer 75% sur les 200.000 euros que je gagne.

Ségolène ROYAL

Voilà.

Jean-Jacques BOURDIN

Ça vous paraît juste ça ou pas…

Ségolène ROYAL

Il vous en reste quand même 25%.

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, ça vous paraît…

Ségolène ROYAL

C’est déjà pas mal, non, vous ne croyez pas ?

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, non, non, mais…

Ségolène ROYAL

D’ailleurs, qu’est-ce qu’on peut faire de tout cet argent, enfin, je veux dire, c’est…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais c’est de la spoliation dit François BAROIN…

Ségolène ROYAL

De la spoliation de quoi… mais les Français veulent…

Jean-Jacques BOURDIN

Spoliation d’un travail fourni…

Ségolène ROYAL

Mais ce n’est pas les revenus du travail en général, quand il y a des revenus de ce niveau-là, en général, ce sont des revenus du capital…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais il y a aussi des revenus du travail pour des artistes, des sportifs…

Ségolène ROYAL

Il y a aussi quelques revenus du travail…

Jean-Jacques BOURDIN

Des très hauts dirigeants…

Ségolène ROYAL

Oui, peut-être, oui, mais les très hauts dirigeants, c’est pareil, pourquoi les très hauts dirigeants se sont augmentés au cours de l’année écoulée de 35% et ont continué à licencier leurs salariés, ont continué à délocaliser, est-ce que vous trouvez cela normal ? Non. Donc à un moment, il faut donner un signe fort, et c’est ce qui vient d’être fait, un signe fort qu’il y aura de la justice fiscale, mais il y aura un débat parlementaire, il y aura des discussions, il y aura une remise à plat de l’ensemble des revenus du travail et des revenus du capital, puisque l’enjeu essentiel de cette réforme fiscale, c’est de faire en sorte que les revenus du travail ne soient pas davantage taxés que les revenus du capital, c’est ça le vrai sens de la protection de la valeur travail, alors passons des discours aux actes ! Et voilà, passons des discours aux actes, c’est ce qui sera fait.

Jean-Jacques BOURDIN

Bien, les législatives à La Rochelle, vous allez être candidate, vous confirmez ?

Ségolène ROYAL

Oui.

Jean-Jacques BOURDIN

Le premier secrétaire maintient sa candidature du PS…

Ségolène ROYAL

On verra…

Jean-Jacques BOURDIN

Oh ben oui, c’est ce qu’il dit…

Ségolène ROYAL

C’est ce qu’il dit, oui…

Jean-Jacques BOURDIN

Mais vous, qui aimez bien les primaires, pourquoi ne pas avoir organisé de primaires, vous avez obtenu un passe-droit pour être candidate à La Rochelle ?

Ségolène ROYAL

Pas exactement, puisque je suis, d’abord, j’avais une circonscription, vous le savez, dans les Deux-Sèvres…

Jean-Jacques BOURDIN

Oui, on est d’accord, vous en changez, hop, vous êtes partie en Charente-Maritime…

Ségolène ROYAL

Oui, mais j’ai changé parce que… pourquoi j’ai changé, vous le savez pourquoi j’ai changé ?

Jean-Jacques BOURDIN

Dites-moi…

Ségolène ROYAL

Parce que j’ai laissé ma circonscription, pour ne pas faire de cumul de mandats, à une jeune députée qui s’appelle Delphine BATHO, que j’aurais dû reprendre ma circonscription, que je considère qu’elle a fait correctement son travail, et donc…

Jean-Jacques BOURDIN

Donc vous avez cherché une autre circonscription ?

Ségolène ROYAL

Voilà, et il se trouve que dans ma région…

Jean-Jacques BOURDIN

Et vous avez trouvé La Rochelle…

Ségolène ROYAL

Le député maire de La Rochelle ne se représente pas, et m’a sollicitée, puisque lorsqu’un homme ne se représente pas, pour atteindre la parité, on en est encore loin, normalement, c’est une femme qui se représente lorsqu’un homme laisse sa circonscription, donc il m’a sollicitée, j’étais ravie de cette sollicitation, et je suis enchantée d’être candidate à La Rochelle, et en plus, d’avoir permis l’élection d’une jeune députée, Delphine BATHO, sans lui reprendre ma circonscription. Voilà, je suis dans ma région, heureuse de l’être, et j’espère être élue et faire encore beaucoup de choses pour La Rochelle.

Jean-Jacques BOURDIN

Question politiquement concrète pour terminer, Ségolène ROYAL, c’est vrai que vous avez envie d’être présidente de l’Assemblée nationale ?

Ségolène ROYAL

Hors micro, je vous le confirme.

Jean-Jacques BOURDIN

Vous me le confirmez, il y a combien de députés d’ailleurs…

Ségolène ROYAL

Pourquoi être hypocrite, voyez, je ne l’ai pas dit de moi-même, vous me posez la question…

Jean-Jacques BOURDIN

Il y a combien de députés à l’Assemblée…

Ségolène ROYAL

Je ne vais pas dire non…

Jean-Jacques BOURDIN

Non, mais donc vous dites oui, ben c’est bien, au moins, vous êtes franche, il y a combien de députés à l’Assemblée…

Ségolène ROYAL

Non, mais moi, je ne réponds pas aux questions quizz…

Jean-Jacques BOURDIN

Ah non, ce n’est pas une question, attendez, ce n’est pas une question de quizz…

Ségolène ROYAL

Je ne réponds pas aux questions quizz…

Jean-Jacques BOURDIN

Nombre de députés, c’est 577. Est-ce qu’il faut réduire le nombre de députés ?

Ségolène ROYAL

Je ne vais pas m’engager là-dessus, l’important, c’est que… je vais vous dire, le plus important pour les députés, c’est qu’ils soient présents à l’Assemblée nationale, voilà, les Français n’acceptent plus l’absentéisme des députés, souvent, qui est dû d’ailleurs au cumul des mandats, premièrement, et deuxièmement, il est très important que le Parlement ait des pouvoirs de contrôle et d’accompagnement d’un pouvoir exécutif, pour, là aussi, alerter, puisque les députés sont au contact avec la population, ils doivent pouvoir alerter le pouvoir exécutif sur un certain nombre de problèmes pour que la gouvernance dans notre pays soit davantage fluide et davantage démocratique. Voilà l’enjeu du Parlement.

Jean-Jacques BOURDIN
Bien. Eh bien merci Ségolène ROYAL.

Ségolène Royal était l’invitée de Christophe Barbier sur I Télé


Ségolène Royal invitée politique de Christophe… by segolene-royal

L’interview politique de Christophe Barbier

Denis GIROLAMI

Et à 07h46, sur I TELE, c’est l’interview politique de « La matinale ». Votre invitée, Christophe BARBIER, la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes.

Maya LAUQUE

Bonjour Ségolène ROYAL.

Christophe BARBIER

Bonjour Ségolène ROYAL.

Ségolène ROYAL

Bonjour.

Christophe BARBIER

Bienvenue. Alors, 75 % d’imposition au-delà d’un million d’euros de revenus par an. Est-ce que vous soutenez la proposition du candidat François HOLLANDE, formulée hier soir ?

Ségolène ROYAL

Evidemment. C’est un signal fort supplémentaire, qui est en cohérence, d’ailleurs, avec son projet fiscal, et qui veut d’ailleurs, c’est une tradition de la gauche, une des missions de la gauche, de faire de la justice fiscale et de faire reculer les inégalités.

Christophe BARBIER

Mais, est-ce que ce n’est pas trop dur, est-ce que ça ne va pas faire fuir les contribuables les plus aisés et finalement pénaliser les recettes ?

Ségolène ROYAL

Au contraire, je pense que beaucoup de contribuables, d’ailleurs très aisés, ne comprennent pas pourquoi ils ont eu 15 milliards de cadeaux fiscaux tous les ans, depuis 5 ans. Donc, aujourd’hui, il est temps de mieux répartir les richesses, parce que mieux répartir les richesses, c’est une des clefs de la relance économique.

Christophe BARBIER

Et vous pensez qu’ils sont prêts à participer à cet effort de solidarité ? Est-ce qu’ils ne vont pas fuir le pays ?

Ségolène ROYAL

Je ne crois pas. Ceux qui ont fuit le pays, l’ont déjà fait. Vous savez que le bouclier fiscal devait faire revenir en France les grandes fortunes, on les attend toujours. Moi je crois qu’il y a, même parmi ceux qui gagnent beaucoup d’argent, des gens qui ont le sens de la citoyenneté et qui se rendent compte que le pays va mal, et une raisons pour lesquelles le pays va mal, c’est parce que les inégalités se sont creusées et qu’elles ont découragé le travail. Il faut remettre la valeur travail au cœur de la politique française, il faut remettre la dimension humaine au cœur des décisions économiques, et ceux qui s’enrichissent en dormant, doivent comprendre qu’une autre répartition des richesses c’est aussi leur intérêt, parce que ça relancera l’activité économique, et donc, la cohésion sociale.

Christophe BARBIER

Jérôme CAHUZAC a semblé pris au dépourvu, hier, par cette annonce. Est-ce que vous en avez débattu autour du candidat ou est-ce que ça a été une improvisation ?

Ségolène ROYAL

Ce n’est pas une improvisation. Nous en avons débattu, puisque nous nous voyons en conseil politique restreint, tous les 15 jours, et notre candidat, au fur et à mesure de ses rencontres avec les Français, prend la mesure, justement, du creusement des inégalités, qui est un des fléaux de la société française. Tous les autres pays européens qui sont nos partenaires, ont mis en place des politiques fiscales, qui garantissent une meilleure répartition des ressources. Nous devons financer les services publics, par exemple, eh bien pour refaire d’avantage de cohésion sociale, il faut en effet que les plus privilégiés, ceux qui ont beaucoup de revenus du capital, parce qu’à ce niveau de rémunération, ce sont des revenus du capital, ce ne sont plus des revenus du travail, il faut donc que les revenus du capital contribuent à la richesse nationale.

Christophe BARBIER

Il faudra aussi financer la dépendance, François HOLLANDE a évoqué une nouvelle cotisation. Nous devrons tous payer plus pour nos vieux jours ?

Ségolène ROYAL

C’est évident, en effet, il est donc, vous voyez, encore plus important de faire payer davantage ceux qui gagnent beaucoup d’argent, les plus riches, pour pouvoir permettre la protection de tous, car la dépendance, ceux qui gagnent les sommes que nous venons d’évoquer, eux, n’ont pas de problème de dépendance, ils peuvent se payer des salariés à domicile jusqu’à la fin de leurs jours, mais tous les autres, ceux qui n’ont pas ces moyens, c’est-à-dire les ¾ des Français, n’auront pas les moyens de se payer individuellement une protection pour la grande dépendance. A ce moment-là, en effet, ce défit majeur que nous aurons à relever, dans les années qui viennent, devra s’appuyer sur une répartition équitable des cotisations et il ne faudra pas que ce soit seulement le travail qui cotise, mais également le capital.

Christophe BARBIER

Nicolas SARKOZY présente aujourd’hui ses propositions sur l’éducation, avec sans doute des profs présents plus longtemps dans l’établissement et mieux payés en conséquence. On a un peu l’impression d’entendre Ségolène ROYAL en 2007, non ?

Ségolène ROYAL

Ah, la présence continue ou la présence supplémentaire des enseignants dans les établissements, c’est une nécessité, d’ailleurs les enseignants le demandent eux-mêmes. Le problème c’est qu’aujourd’hui ils n’ont pas de locaux, ils ne savent pas où se poser, les établissements n’ont pas été conçus pour que les enseignants puissent rester à l’école…

Christophe BARBIER

C’est prévu.

Ségolène ROYAL

… avec un bureau, corriger leurs copies, recevoir les parents d’élèves, recevoir les élèves, c’est-à-dire avoir du temps en dehors des heures de cours, on le sait bien, et donc, aujourd’hui, d’ailleurs, les nouveaux établissements que nous créons, je construis par exemple des lycées, ou je restructure des lycées dans ma région, et je prévois des salles pour les enseignants, pour qu’ils puissent s’isoler individuellement – pas tous les enseignants, parce que ça fait des investissements immobiliers considérables – mais il est évident que les élèves ont soif de rencontres avec ces adultes référents que sont leurs enseignants et il faudrait davantage de temps, rémunéré, bien sûr, pour les enseignants. Ce qu’ils demandent aussi les enseignants, c’est la rémunération du travail par équipes, c’est absolument essentiel le travail en équipes, dans un établissement, on voit d’ailleurs changer complètement l’ambiance dans un établissement scolaire, entre ceux où le travail en équipes est encouragé, et ceux où les enseignants se comportent individuellement, faute de temps et faute d’organisation.

Christophe BARBIER

Est-ce que tout ça, ce n’est pas mieux que 60 000 profs en plus ?

Ségolène ROYAL

Ce n’est pas incompatible.

Christophe BARBIER

Ça fait beaucoup d’argent à dépenser, quand même, des locaux, des indemnisations supplémentaires….

Ségolène ROYAL

C’est vrai, ça fait beaucoup d’argent à dépenser, mais la lutte contre l’échec scolaire est une priorité de la Nation. Pourquoi c’est une priorité de la Nation ? Parce que si l’investissement dans l’éducation a un coût, l’ignorance ou l’échec scolaire a un coût démesuré par rapport à cet investissement nécessaire, et donc, en effet, cette priorité, il faut la tenir et il faut la réaliser. Pas n’importe comment, il faudra mettre les enseignants, là où on en a le plus besoin, il faudra faire évoluer le métier d’enseignant et il faudra surtout renforcer la formation professionnelle des enseignants, et la première décision, urgence à la rentrée prochaine, ça sera le rétablissement de l’année de formation des enseignants, qui aujourd’hui sont jetés dans les classes, sans formation professionnelle, c’est une grande souffrance pour les enseignants, et puis c’est un problème, aussi, pour les élèves.

Christophe BARBIER

Encouragez-vous le candidat socialiste à se rendre directement à Fessenheim, dans la centrale, pour expliquer aux ouvriers pourquoi il faut fermer cette centrale ?

Ségolène ROYAL

L’important, c’est l’explication, que ce soit sur place ou que ce soit…

Christophe BARBIER

On peut les faire venir à Paris ou ailleurs, pour éviter le clash.

Ségolène ROYAL

Ce n’est pas le… Moi, je crois qu’il faut éviter toute mise en scène contrairement à ce que fait le candidat de l’UMP, donc il faut qu’il le fasse à sa façon, mais il faut rencontrer bien sûr les salariés. Pourquoi faut-il rencontrer les salariés ? Parce qu’on leur a dit une contrevérité. Monsieur SARKOZY leur a dit que leur emploi était menacé, alors qu’il y a un chantier considérable sur le démantèlement des centrales, que la France doit se positionner sur cette nouvelle filière industrielle, sinon c’est l’Allemagne qui va nous dépasser sur cette filière industrielle, alors que nous devons conquérir des emplois sur cette mutation énergétique, qui est une chance pour notre pays. Ce n’est pas un fléau la mutation énergétique, c’est une chance. La fermeture des centrales qui ne sont pas sécurisées, c’est une nécessité, c’est un devoir, et la mutation que cela va entrainer, c’est une chance et c’est un défit à relever.

Christophe BARBIER

Vous êtes née à Dakar, vous êtes attachée au Sénégal.

Ségolène ROYAL

Oui.

Christophe BARBIER

Est-ce que vous souhaitez la défaite d’Abdoulaye WADE au deuxième tour ?

Ségolène ROYAL

Oui. Je souhaite sa défaite, parce que, d’abord, il n’avait pas le droit de se présenter, la Constitution lui donnait deux mandats, et le voilà qu’il s’engage dans un troisième mandat, avec les violences, avec les morts, aujourd’hui, dans un pays magnifique, dans un pays qui est dans la zone francophone, à l’égard de laquelle nous ne pouvons pas nous désintéresser. Alain JUPPE a eu des mots plutôt positifs en appelant Abdoulaye WADE à se retirer. Nicolas SARKOZY a eu des mots contraires. D’ailleurs, monsieur WADE, ce dimanche, s’est appuyé sur le soutien de monsieur SARKOZY, je trouve ça déplorable, cette mollesse de la diplomatie française, alors que Barack OBAMA a appelé le président WADE à se retirer. Je crois qu’il faut qu’il passe la main à une nouvelle génération de responsables politiques tout à fait compétents, que je connais d’ailleurs très bien et qui vont remettre leur pays sur le chemin du développement économique. Dakar, c’est la porte d’entrée vers l’Afrique, qui a un potentiel considérable, c’est un pays qui doit se développer, qui doit construire le bonheur de son peuple, et là aussi, qui doit lutter contre la corruption, contre les injustices.

Christophe BARBIER

Emoi à Cambridge, où une pétition d’étudiantes protestent contre la venue de Dominique STRAUSS-KAHN, pour une conférence le 9 mars. Est-ce que vous comprenez ces jeunes filles ?

Ségolène ROYAL

Christophe BARBIER

Silence éloquent.

Ségolène ROYAL

Je ne veux pas… Oui, silence éloquent.

Christophe BARBIER

C’est un voyage déplacé ou il a le droit de faire des conférences où il veut ?

Ségolène ROYAL

Silence éloquent.

Christophe BARBIER

Est-ce que Nicolas SARKOZY a eu raison d’évoquer les liens de la compagne de François HOLLANDE avec Vincent BOLLORE et le monde des médias, ou est-ce que c’était déplacé, inélégant ?

Ségolène ROYAL

Ecoutez, de toute façon, toute attaque personnelle, quelque soit la personne visée, n’a pas sa place dans la campagne présidentielle…

Christophe BARBIER

Et il y en a trop dans cette campagne.

Ségolène ROYAL

Il y en a trop dans cette campagne. Il faut maintenant relever le niveau de la campagne, pour parler des vrais problèmes que les Français se posent, avec inquiétude et angoisse. Vous savez, déjà les Français doutent de l’efficacité de la politique, et donc il y a une responsabilité de dignité, de sérieux et de raison, de cohérence, de précision, dans cette campagne présidentielle.

Christophe BARBIER

Ségolène ROYAL, merci, bonne journée.

Maya LAUQUE

Merci Ségolène ROYAL. A tout à l’heure Christophe, 08h16, pour votre « Humeur du jour », 08h50 pour le « Zapping politique ».

Conférence de presse à La Rochelle: Ségolène Royal énumère les promesses non tenues du candidat Sarkozy

Conférence de presse à La Rochelle le 21 février… by segolene-royal A lire aussi : La France qui souffre des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy A voir aussi : Interview de Ségolène Royal sur I Télé : « Sarkozy a oublié la France qui se lève tôt » A voir aussi … Lire la suite

Ségolène Royal était l’invitée de France 3 Poitou Charentes

Ségolène Royal invitée du 19/20 Poitou-Charentes par segolene-royal Fabrice BIDAULT Et pour réagir à cette visite de Nicolas SARKOZY, invitée de ce journal en duplex de La Rochelle, Ségolène ROYAL. Bonsoir. Ségolène ROYAL, présidente de la région Poitou Charentes Bonsoir. Fabrice BIDAULT Alors vous avez vous-même à titre de riposte organisé aujourd’hui … Lire la suite

Interview de Ségolène Royal sur I Télé : « Sarkozy a oublié la France qui se lève tôt »

Ségolène Royal : "Sarkozy a oublié la France qui… par segolene-royal A lire aussi : La France qui souffre des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy Nelly DAYNAC Il plaide pour une France qui travaille et il s’est levé lui-même tôt ce matin pour aller à la rencontre de commerçants et de … Lire la suite

Ségolène Royal était l’invitée du Grand Rendez-vous Europe1, I Télé et Le Parisien (19/02/2012)

Ségolène Royal invitée du "Grand Rendez-Vous" par segolene-royal Le Grand Rendez-vous Europe1, I Télé et Le Parisien – Le 19/02/2012 – 10:07:15 Invitée : Ségolène ROYAL, présidente PS de la région Poitou-Charentes. Jean-Pierre ELKABBACH : Et surtout Ségolène ROYAL, bienvenue au Grand Rendez-vous, merci d’être avec nous en direct ce dimanche… Ségolène … Lire la suite

Discours de Ségolène Royal au meeting de Châtellerault

Discours de Ségolène Royal au meeting de… par PartiSocialiste Discours de Ségolène Royal à Châtellerault le 16 février 2012 Merci beaucoup pour ce témoignage, celui des fonderies du Poitou. Vous savez de quoi il s’agissait. L’émotion aidant sans doute le combat mené par les ouvriers n’a pas été totalement évoqué, mais moi … Lire la suite

Ségolène Royal était l’invitée de Jean-Michel Aphatie sur RTL

Ségolène Royal, présidente socialiste de la… by rtl-fr Jean-Michel APHATIE Bonjour Ségolène ROYAL. Ségolène ROYAL Bonjour. Jean-Michel APHATIE La forme avant le fond, avez-vous retrouvé hier soir un peu du Nicolas SARKOZY que vous avez affronté en 2007 ? Ségolène ROYAL Il essayait d’être celui de 2007, la difficulté, c’est qu’il porte lourdement … Lire la suite

Ségolène Royal était l’invitée de Patrick Cohen dans le 7/9 sur France Inter

Ségolène Royal répond aux questions de Patrick Cohen dans le 7/9 sur France Inter. Ségolène Royal by franceinter Ségolène Royal répond aux questions des auditeurs et de Patrick Cohen dans Interactiv’ sur France Inter. Ségolène Royal by franceinter Patrick COHEN Bonjour Ségolène ROYAL. Ségolène ROYAL Bonjour. Patrick COHEN L’entrée en campagne de … Lire la suite